PickMyMonitor

Liens affiliés : si vous achetez via ces liens, nous touchons une commission, sans surcoût pour vous.

HDR : quand c'est réel et quand c'est un autocollant

Peu d'étiquettes ont été autant dévaluées que le HDR. Presque tous les écrans l'affichent, mais une petite partie seulement peut montrer ce que le sigle promet. L'écart entre un vrai HDR et un HDR nominal n'est pas une nuance : c'est la différence entre une image qui impressionne et une image qui paraît simplement délavée quand on l'active.

Ce qu'il faut à un écran pour faire du vrai HDR

Le HDR consiste à afficher simultanément des zones très lumineuses et des zones très sombres dans la même image. Cela demande trois choses : une luminosité soutenue élevée, la capacité d'éteindre la lumière dans les zones sombres et une large étendue de couleurs.

Un écran à rétroéclairage uniforme ne peut pas faire la deuxième. S'il monte la luminosité pour le reflet du soleil, il la monte aussi pour la grotte d'à côté. Le résultat est une image délavée, ce que décrivent exactement les gens qui disent avoir activé le HDR et trouvé le rendu moins bon.

C'est pourquoi les deux technologies qui y parviennent sont l'OLED, où chaque pixel s'éteint seul, et le Mini-LED doté d'assez de zones de gradation indépendantes.

Les certifications et ce qu'elles signifient

Le HDR10 n'est qu'un format de signal : il indique que l'écran accepte du contenu HDR, pas qu'il sait bien l'afficher. C'est l'étiquette que portent la plupart des écrans bon marché annonçant du HDR.

Les certifications DisplayHDR de la VESA sont plus informatives car elles fixent une luminosité minimale. Le DisplayHDR 400 reste largement cosmétique sur une dalle sans gradation par zones. À partir du DisplayHDR 600, cela devient visible, et à partir de 1000 on parle d'un HDR à réel impact.

L'OLED dispose d'une certification à part, True Black, pensée pour des dalles qui l'emportent par le noir absolu plutôt que par la luminosité brute. Un DisplayHDR True Black 400 rend bien mieux qu'un DisplayHDR 400 classique, malgré le même chiffre.

Quand vous en profiterez et quand non

Le HDR brille dans les jeux conçus pour lui, avec des scènes à fort contraste : levers de soleil, intérieurs avec fenêtres, explosions, espace. Dans ces cas, sur une dalle capable, la différence est l'une des rares améliorations visuelles qui impressionnent vraiment.

En revanche, dans les jeux compétitifs, la plupart le désactivent. Il modifie la luminosité de façon dynamique, peut assombrir des zones porteuses d'information et n'apporte rien tactiquement.

Et sur le bureau, Windows reste irrégulier avec le HDR activé en permanence : couleurs faussées dans les applications qui ne le gèrent pas et captures d'écran incorrectes. Beaucoup d'utilisateurs ne l'activent que pour jouer ou regarder un film.

Comment savoir si celui que vous regardez le fait bien

Regardez la luminosité maximale en nits et, surtout, si le fabricant distingue le pic de la valeur soutenue. Un pic de 1000 nits sur une petite fenêtre est courant ; tenir 600 nits en plein écran est autre chose.

S'il s'agit d'un LCD, cherchez le nombre de zones de gradation. Quelques dizaines de zones ne suffisent pas à éviter les halos ; plusieurs centaines commencent à faire un travail convaincant.

Et méfiez-vous d'un HDR annoncé sans le moindre chiffre concret. Quand une dalle fait bien le HDR, le fabricant le dit avec des nombres, parce que c'est son intérêt.

Nos recommandations

Les modèles du catalogue qui répondent le mieux à ce qui est expliqué ci-dessus.

Questions fréquentes

Pourquoi tout paraît moins bien quand j'active le HDR ?

Presque toujours parce que l'écran accepte le signal mais n'a ni la luminosité ni la gradation par zones pour le restituer. Le système envoie une image prévue pour une étendue que la dalle ne couvre pas, et le résultat est plat et moins contrasté qu'en mode normal.

Le DisplayHDR 400 sert-il à quelque chose ?

Sur une dalle sans gradation par zones, pas à grand-chose. Au mieux il ajoute un peu de volume colorimétrique. Sur un OLED certifié True Black 400, en revanche, on obtient un vrai HDR, car le noir absolu compense la luminosité plus faible.

Mini-LED ou OLED pour le HDR ?

Le Mini-LED l'emporte en luminosité brute, ce qui aide dans les pièces éclairées et sur les scènes très claires. L'OLED l'emporte en précision, car il n'a pas de halos et son noir est absolu. Pour un usage dans le noir, l'OLED ; pour une pièce très lumineuse, le Mini-LED.

Faut-il du HDR pour jouer sur console ?

La PS5 et les Xbox Series exploitent bien le HDR dans les jeux qui le proposent, et cela se voit sur une dalle capable. Avec un écran au HDR nominal, mieux vaut le laisser désactivé et jouer en SDR bien calibré.